Chapitre 19
appartenez maintenant à vous.
SORIN. [S'assied sur son fauteuil] Elle semble beau à-jour.
ARKADINA. Oui, elle a mis sa plus jolie robe, et apparences sucré. Cela
été agréable à vous. [Elle embrasse NINA] Mais nous ne devons pas la louer trop;
nous la gâterons. Où est-ce que Trigorin est?
NINA. Il pêche sur le quai.
ARKADINA. Je me demande il n'est pas ennuyé. [Elle commence à lire encore.]
NINA. Qu'est-ce que vous lisez?
ARKADINA. "Sur l'Eau", par Maupassant. [Elle lit quelques lignes à
elle-même] Mais le reste n'est ni vrai ni intéressant. [Elle met vers le bas
le livre] Je suis troublé au sujet de mon fils. Dites-moi, avec qu'est-ce que la matière est
il? Pourquoi est-ce qu'il est si émoussé et déprimé dernièrement? Il passe tous ses jours sur
le lac, et je le vois à peine jamais en plus.
MASHA. Son coeur est lourd. [Timidement, à NINA] S'il vous plaît récitez quelque chose
de sa pièce de théâtre.
NINA. [Hausser ses épaules] Est-ce que je dois? Est-ce que c'est si intéressant?
MASHA. [Avec ravissement étouffé] Quand il récite, ses yeux brillent et le sien
le visage devient pâle. Sa voix est belle et triste, et il a les chemins de
un poète.
SORIN commence à ronfler.
DORN. Rêves agréables!
ARKADINA. Disparaissez!
SORIN. Eh?
ARKADINA. Est-ce que vous êtes endormi?
SORIN. Pas un morceau de lui. [Une pause.]
ARKADINA. Vous ne faites pas vraiment de chose pour votre santé, frère, mais vous
devez.
DORN. L'idée de faire n'importe quoi pour sa santé à soixante-cinq!
SORIN. On veut encore vivre à soixante-cinq.
DORN. [Avec mauvaise humeur] Ho! Prenez du thé de la camomille.
ARKADINA. Je pense un voyage à quelque abreuvoir serait bon pour
il.
DORN. Pourquoi, oui; il peut aller aussi bien que pas.
ARKADINA. Vous ne comprenez pas.
DORN. Il n'y a rien pour comprendre dans ce cas; c'est assez clair.
MEDVIEDENKO. Il devrait renoncer à fumer.
SORIN. Quelle absurdité! [Une pause.]
DORN. Non, ce n'est pas non lu. Le vin et tabac détruisent le